2009.03.20

Colonialisme agraire

Transformer une ferme, une maison d'habitation, en résidence secondaire, c'est une forme de colonialisme. Accaparer des terres arables aux quatre coins de la planète pour les utiliser à son profit en grenier à grains en est une autre. Voir l'article de La croix du 26 février 2009. Edifiant mais point étonnant.

2008.09.16

Sortir de l'économie

Lecture enrichissante : Comment un collectif combat les tentatives de marchandisation de l'espace de vie rural, un exemple en Auvergne.

Un article publié dans la revue "Sortir de l'Economie"  http://sortirdeleconomie.ouvaton.org

Voici un ouvrage relatant près de dix ans de lutte contre la modernisation marchande de la vie (et ses différents masques sous les traits de la "lutte contre la désertification des campagnes", du "développement local" et "durable", etc) dans une petite vallée de l'Auvergne, la Ramade (Haute-Loire), que l'on aimerait voir et lire plus souvent tellement il est stimulant.

Pour lire l'article : http://sortirdeleconomie.ouvaton.org/sde-n1.pdf page 28 du numéro 1 de la revue.

2007.10.27

Les "low cost" et la spéculation

Point à la ligne

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Et de 1 et de 2 et de 3. Une troisième ligne aérienne s'ouvre dans le département. Aprés l'Angleterre, les PaysBas, maintenant la Belgique et tout ça à grand renfort de subventions car ne vous imaginez pas que les compagnies aériennes viennent par hasard. C'est tout un travail de les faire venir, il en faut un boulot de lobbying de la part des responsables locaux (pour que le patron de Ryanair fasse son bisnees il faut en plus le payer). Là il n'est plus question de libre concurrence, la commission de Bruxelles met de fortes amendes quand un pays subventionne ses services publics mais ici elle laisse faire. Deux poids deux mesures.
Cela nous coutera donc 325 000 € par an pendant 5 ans. Soit la bagatelle de 1 625 000 € : 40% de cette somme sera payée par nos Impôts via le conseil general, le reste par les ceux des Palois via leurs communautés de communes.Tout ça pour qu'une poignée de commerçants , quelques agents immobiliers et quelques particuliers s'enrichissent au détriment du reste de la population qui se paupérise, car ne croyez pas que se soit le hasard qui à fait monter les prix des maisons. Les prix se sont envolés à partir de l'an 2000 en même temps que les premiers avions de la compagnie sus citée atterrissaient sur l'aéroport de Pau.
Et réjouissez vous ce n'est pas fini car la Chambre de Commerce et d'Industrie envisage de lancer un appel européen à l'ouverture de nouvelles lignes.
A l'heure des Grenelles de l'Environement et autres cataplasmes sur jambe de bois, on continue allègrement à déplacer d'un bout à l'autre de l'Europe, à grands coups de kérosène, des gens qui fuient la pollution des grandes villes. L'avion est quand même le moyen de transport le plus polluant à ce jour d'autant plus qu'il libère ses saloperies directement dans les hautes couches de l'atmosphère.
Alors on va encore m'objecter d'être raciste, mais entre être fermé sur soi et subir une néo colonisation il y a certainement un juste milieu à trouver.

2007.10.17

Les points sur les i

   Les points sur les i A défaut sans doute de les mettre sur la gueule... mais ils ont quand même tapé fort les saboteurs et les murs des Spéculateurs ( ben oui avec un grand S vous en auriez préféré 2 ?) sont tombés. Rien que de très banal lorsqu'il faut résoudre un problème anal qui nous met dans une situation de merde!. Enfin, bon, il est clair maintenant que quelques litres d'essence et une allu...mettent plus vite en effervescence les bobos souletins que deux ou trois années d'information, et d'action des membres du collectif contre la spéculation immobilière. La voilà donc la nouvelle bourgeoisie qui, elle aussi s'organise en collectif. . Avec cette odeur de PNV, nous les appellerons donc BBK comme la banque du même nom (Burgesia Berriaren Kolektiboa) car si les premiers, eux vous les connaissez, les traînes-savates, les :qui critiquent qui critiquent et ne proposent rrrrien,  ne drainent que des idées et subversives de surcroît, le nouveau collectif  bon chic-bon genre, que déjà certaines langues perfides qualifient de: üzkü xuiak (culs blancs... sic! quand je vous disais qu'il y avait un problème anal !) lui, draine du fric, du pèze, du flouz, des pépètes.... Parce qu'au niveau des idées,... elles ne sont nullement inspirées des carnets révolutionnaires de Che Guevara, mais plutôt des grands stratèges du CAC 40...Souletin. Leur doctrine peut donc se résumer en une phrase: « Comme nous, chers souletins, adoptez la culture de l’immobilier, prêtez nous vos économies elles vous rapporterons vite des dividendes, devenez spéculateur ». Et me voilà maintenant bien emmerdé (on y revient décidément... font chier les nouveaux riches!) car même étant aussi réducteurs, ces bobos là sont quand même arrivé à accaparer pendant plus d’une semaine les micros des radios basques et les plumes des journaleux...aux ordres. Et même des qui sont pas aux ordres comme ce modeste canard.... déplumé... c’est vous dire s’ils sont fortiches ! et forts riches... Donc, si on ne peut s’étendre sur le fond, hormis le communiqué d’adhésion auquel il ne fallait pas toucher à une virgule... Pour ma part ce n’étaient pas les virgules que je voulais toucher mais les mots placés entre .Et que dire de la  référence à la sagesse africaine, si ce n’est  qu’elle était sans doute censée ne pas entraîner de commentaires, comme le couvercle des chiottes qu’on referme. Donc, passé ce fond vaseux, pour ne pas dire merdeux, explorons la forme. Et d’abord l’opportunité de leur soudaine apparition. La nouvelle saison  électorale proche n’est sans doute pas étrangère à cette brusque montée de sève. Se plaçant en tant que Grands Responsables du territoire, épaulés par les éternelles éminences grises prometteurs de ...combien d’emplois déjà ? 500 ? Ha oui 500 ! comme au bon vieux temps du gazoduc, les BBK sont là. Chantons: Halt’là, halt’là halt’là, les BBK, les BBK......

 

Et un collectif ne suffisant sans doute pas, voilà t -il pas qu’ils créent une assoz. (la branche armée de ces "politiques" financiers en fait !) Etxalde, qu’elle s’appelle, prête à vous peler ! et même avec sa dénomination manech ( enlève ta cagoule on t’a reconnu !) elle sévira aussi en Soule. Son bouclier à elle ètant : on a le même principe que le GFA. Ha ouai ?   « Oui! Alors ferme ton clapet à merde » sachant de quoi ils parlent nous répondent-ils poliment du haut du plongeoir de leur piscine Picsou. Et même qu’à Ama Lurra  ils auront leur stand à côté d’eux.... Les loups vont se couvrir d’un manteau en laine de brebis  et les bêtasses ne s’en apercevrons pas tralala!. On se consolera en pensant aux locataires de la ferme Kako qui ne vivront pas dans la bergerie car Etxalde achètera certainement la maison (au prix du marché de l'agence Soule Navarre Immobilier)  et pour un prix modique leur loura. Fric ! Fric ! Fric! Hourra !!! Toute cette effervescence ( quoi ? j’ai dit essence ?….. Va de Rétro !) collectifrique fera t'elle définitivement taire ceux qui lapidairement estiment que la réunion publique du 6 octobre 2007 (date qui restera gravée dans l’histoire autant que l’invention de la chasse d’eau)  n’aura fait qu’un flop comme un KK de BBK qui tombe dans la fosse septique de l’ Etxalde ? Mais à fosse (d'être) septique on se pose tous des question non? Gageons au moins que la réactivité populaire saura ébranler les dessins de ces nouveaux Spéculateurs en leur mettant à l'occasion.... les poings sur les i.

                                                                                                               Beñat Espil

2007.10.03

Vingt deux ! Les pompiers

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A PROPOS DE LA REUNION SUR LA QUESTION DE L'IMMOBILIER EN SOULE INITIEE PAR QUELQUES PERSONNALITES

 

« Ce groupe de réflexion a débuté il y a peu. On s’est donné le temps de réagir aux évènements des derniers mois, et on a envie de dire les choses aujourd’hui. » 

L’esprit du groupe à l’initiative de cette réunion n’est-il pas magnifiquement résumé dans ces trois lignes extraites d’un article de presse ?

Il y apparaît en tout cas clairement que ce sont les incendies de cet été qui les font réagir et non pas la flambée des prix de l’immobilier qui atteignent des sommets désormais infranchissables pour toute personne modeste, problème qui ne date pas des derniers mois, lui. Et on le comprend bien en regardant la composition de cette équipe. Hormis le célèbre agent immobilier dont les intérêt sont évidemment du côté du marché de l’immobilier (plus ça monte, plus il gagne), certains autres possèdent des résidences secondaires, ils savent donc de quoi ils parlent et défendent leur condition de double propriétaire au travers de cette initiative. Il est donc totalement vain de se mêler à cet appel qui apparaît pour ce qu’il est : une tentative de culpabilisation et de marginalisation de ceux qui réagissent comme ils peuvent contre la difficile question du logement et de la terre. C’est l’initiative de la bourgeoisie contre le peuple.

Il n’y a point la volonté de soulever les haines dans ces propos mais simplement de remettre les choses à leur place. Contrairement à ce que voudraient faire croire ces personnalités nous n’avons pas tous les mêmes intérêts sur cette terre et sur celle de Euskal Herri en particulier. Aucune intention de dépeindre les propriétaires de résidences secondaires comme des monstres mais simplement la volonté de rappeler qu’une maison ainsi occupée c’est tout simplement un logement de moins pour ceux qui vivent ici. Il n’est pourtant pas nécessaire d’avoir fait polytechnique pour comprendre qu’un patron de holding industriel n’a pas les mêmes choses à défendre qu’un paysan au RMI ou un ouvrier, qu’un jeune cherchant à s’installer ne peut faire de sourire qu’obligé à un marchant de logements…

 

« Comment faire venir les gens de l’extérieur lorsque les maisons brûlent ? N’y a t-il pas une part de xénophobie ? La Soule n’est-elle pas en train d’opérer un repli sur soi ? Comment s’organiser pour prendre les choses globalement et de manière cohérente ? N’oublions pas qu’une résidence secondaire, c’est aussi une maison qui ne tombe pas en ruine, et des rentrées financières pour la commune ! » Peut-on lire plus loin dans cet article.

            Qu’est-ce qui vous dit que ce n’est pas quelqu’un de l’extérieur qui, lassé de ne pas trouver de logement pour s’installer ici, s’en est pris aux résidences secondaires ? Combien de personnes ainsi dépitées ont finalement décidé de partir ailleurs alors qu’elles aimaient le pays ? Combien de jeunes paysans prenant la suite cherchent en vain un logement et constatent qu’entre les gîtes et les maisons de vacances il ne leur reste qu’à construire du neuf en bouffant une parcelle de bonne terre et en s’endettant ? Nos initiateurs tardifs ne pensent pas à ces cas là. Non, ils préfèrent se réjouir qu’une maison en mauvaise état soit transformée en résidence secondaire comme ça le paysage ne souffrira pas de défiguration et pourra continuer à attirer les touristes qui « tomberont amoureux » de ce joli coin de France et décideront d’y établir un petit nid pour l’été et le ski. La volonté de discréditer les auteurs d’actes de résistance, peut-être désespérés, avec des concepts moraux est manifeste ici en essayant de les assimiler à des gestes xénophobes. Tiens, cela rappelle un souvenir à ma mémoire. C'était la période de la lutte contre le gazoduc durant laquelle, déjà, on entendait que les Souletins avaient les mêmes intérêts (accepter le tuyau et les 600 emplois !), à cette époque on pouvait entendre le Maire d’Idauze-Mendi vociférer à la radio contre ces militants de l’association Gazpars "qui ne sont même pas d’ici". Il est vrai que dans ce cas les personnes visées n'étaient pas de riches étrangers dont il faut préparer la venue.

            Non décidément, rien d’étonnant dans cet appel. Chacun ses préoccupations. Bonne chance tout de même au « vert de Soule » comme le nomme le journaliste !

            Une maison transformée en résidence secondaire c'est une maison perdue pour le pays.

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