2007.10.03

Vingt deux ! Les pompiers

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A PROPOS DE LA REUNION SUR LA QUESTION DE L'IMMOBILIER EN SOULE INITIEE PAR QUELQUES PERSONNALITES

 

« Ce groupe de réflexion a débuté il y a peu. On s’est donné le temps de réagir aux évènements des derniers mois, et on a envie de dire les choses aujourd’hui. » 

L’esprit du groupe à l’initiative de cette réunion n’est-il pas magnifiquement résumé dans ces trois lignes extraites d’un article de presse ?

Il y apparaît en tout cas clairement que ce sont les incendies de cet été qui les font réagir et non pas la flambée des prix de l’immobilier qui atteignent des sommets désormais infranchissables pour toute personne modeste, problème qui ne date pas des derniers mois, lui. Et on le comprend bien en regardant la composition de cette équipe. Hormis le célèbre agent immobilier dont les intérêt sont évidemment du côté du marché de l’immobilier (plus ça monte, plus il gagne), certains autres possèdent des résidences secondaires, ils savent donc de quoi ils parlent et défendent leur condition de double propriétaire au travers de cette initiative. Il est donc totalement vain de se mêler à cet appel qui apparaît pour ce qu’il est : une tentative de culpabilisation et de marginalisation de ceux qui réagissent comme ils peuvent contre la difficile question du logement et de la terre. C’est l’initiative de la bourgeoisie contre le peuple.

Il n’y a point la volonté de soulever les haines dans ces propos mais simplement de remettre les choses à leur place. Contrairement à ce que voudraient faire croire ces personnalités nous n’avons pas tous les mêmes intérêts sur cette terre et sur celle de Euskal Herri en particulier. Aucune intention de dépeindre les propriétaires de résidences secondaires comme des monstres mais simplement la volonté de rappeler qu’une maison ainsi occupée c’est tout simplement un logement de moins pour ceux qui vivent ici. Il n’est pourtant pas nécessaire d’avoir fait polytechnique pour comprendre qu’un patron de holding industriel n’a pas les mêmes choses à défendre qu’un paysan au RMI ou un ouvrier, qu’un jeune cherchant à s’installer ne peut faire de sourire qu’obligé à un marchant de logements…

 

« Comment faire venir les gens de l’extérieur lorsque les maisons brûlent ? N’y a t-il pas une part de xénophobie ? La Soule n’est-elle pas en train d’opérer un repli sur soi ? Comment s’organiser pour prendre les choses globalement et de manière cohérente ? N’oublions pas qu’une résidence secondaire, c’est aussi une maison qui ne tombe pas en ruine, et des rentrées financières pour la commune ! » Peut-on lire plus loin dans cet article.

            Qu’est-ce qui vous dit que ce n’est pas quelqu’un de l’extérieur qui, lassé de ne pas trouver de logement pour s’installer ici, s’en est pris aux résidences secondaires ? Combien de personnes ainsi dépitées ont finalement décidé de partir ailleurs alors qu’elles aimaient le pays ? Combien de jeunes paysans prenant la suite cherchent en vain un logement et constatent qu’entre les gîtes et les maisons de vacances il ne leur reste qu’à construire du neuf en bouffant une parcelle de bonne terre et en s’endettant ? Nos initiateurs tardifs ne pensent pas à ces cas là. Non, ils préfèrent se réjouir qu’une maison en mauvaise état soit transformée en résidence secondaire comme ça le paysage ne souffrira pas de défiguration et pourra continuer à attirer les touristes qui « tomberont amoureux » de ce joli coin de France et décideront d’y établir un petit nid pour l’été et le ski. La volonté de discréditer les auteurs d’actes de résistance, peut-être désespérés, avec des concepts moraux est manifeste ici en essayant de les assimiler à des gestes xénophobes. Tiens, cela rappelle un souvenir à ma mémoire. C'était la période de la lutte contre le gazoduc durant laquelle, déjà, on entendait que les Souletins avaient les mêmes intérêts (accepter le tuyau et les 600 emplois !), à cette époque on pouvait entendre le Maire d’Idauze-Mendi vociférer à la radio contre ces militants de l’association Gazpars "qui ne sont même pas d’ici". Il est vrai que dans ce cas les personnes visées n'étaient pas de riches étrangers dont il faut préparer la venue.

            Non décidément, rien d’étonnant dans cet appel. Chacun ses préoccupations. Bonne chance tout de même au « vert de Soule » comme le nomme le journaliste !

            Une maison transformée en résidence secondaire c'est une maison perdue pour le pays.

Commentaires

Je pense qu'on ne peut pas seul changer les choses en ce domaine.
Pourquoi, est-ce que j'arrive en même temps à reconnaitre au collectif souletin la légitimité de ce combat et pourquoi je reconnais aussi à cette initiative une légitimité ?
Probablement parce que je n'arrive pas à saucissonner le sujet. Peut-être parce que je considère que les choses changeront avec les gens qui existent dans la question même, même s'il ne sont pas du côté espéré. Je pense que les réponses au problème de l'immobilier doivent venir de plusieurs endroits à la fois. La question ensuite est de savoir où l'on pense individuellement être plus efficace. Et là je n'ai pas de réponse.
Il est clair qu'il y a eu de la maladresse, de l'imprécision dans la manière d'aborder la question de l'immobilier dans cette initiative. Mais ces réunions sont ouvertes à toutes et à tous. Et pour moi refuser d'y participer c'est refuser de lutter dans les rapports de force et dans les luttes qui ne sont pas forcément la lutte des blancs contre les noirs. Réduire cette initiative à " la bourgeoisie contre le peuple" est une erreur. C'est schématiser à l'extrême. Personnellement je m'en suis tenu au texte de l'appel, sans a priori.
Personnellement je ne suis pas sur que je sois indispensable a ce sujet. Je le trouve très complexe et il m'impressionne par son niveau d'importance et sa complexité. Je suis comme de nombreux citoyens, incapable de porter un argument massue. Déjà, j'essaie de comprendre, c'est pas si mal. Et je considère que les questions posées par ce "collectif bis" ne sont pas plus mauvaises ni meilleure que les vôtres. Par contre ce collectif bis pourrait se scléroser faute de participant, faute de relais suffisant, faute de focalisation des institutions dans ce domaine. Et oui parce que figurez-vous, j'accorde aussi aux institutions aussi la légimité de trouver des solutions à ce problème.

Bon allez à la prochaine.

Ecrit par : Laurent Caudine | 2007.12.16

Pour essayer de t’aider à répondre à ta première question je dirai que c’est parce que tu n’as pas de conscience de classe. Rassure-toi ce n’est pas une insulte ni une moquerie. Un simple constat. En fonction de notre histoire, de notre parcours nous en sommes doté ou pas, c’est tout. Cela n’enlève rien à ton côté sympathique, n’ôte rien à ta valeur humaine… Bon, ça suffit sans doute comme avertissement, non ? Ah si, un dernier truc : ça peu venir avec l’expérience, je pense. Mais est-ce souhaitable ? Personnellement je considère cela indispensable pour appréhender le monde, le comprendre et contribuer à modifier les rapports de forces extrêmement défavorables à la classe exploitée en ce moment (et depuis pas mal de temps déjà, c’est vrai).
Avoir une conscience de classe ça veut dire savoir qu’en gros le monde comprend deux classes : la précédemment citée ci-dessous (toujours en dessous, sauf en période de lutte forte) et la classe des exploiteurs. Dans l’une et l’autre il y a des gens gentils et correctes et puis aussi des plus difficiles à fréquenter. Et puis dans la classe des exploiteurs il y a des sur-exploiteurs et des sous-exploiteurs, c'est-à-dire que certains sont plus forts que les autres. Et puis dans la classe des exploités il y en a qui, pour ne pas rester en dernières position, trouvent le moyen d’en exploiter d’autres un peu plus mal lotis qu’eux… On pourra trouver tous les défauts et toutes les qualités à tel ou tel membre d’une classe ou de l’autre mais il y a une chose invariable, c’est que les destinées de ces deux classes ne sont pas régies par les mêmes intérêts. Ainsi, un ouvrier qui ne possède pour croûter que sa force de travail a pour destin de s’émanciper, c'est-à-dire de cesser de trimer pour alimenter le profit de celui qui tire revenu de ce travail, celui qui possède les moyens de faire bosser l’ouvrier (machines, relations, diplômes accumulés à l’école de classes…) et devenir un producteur libre qui produit ce qui lui semble bon pour la société et dans les conditions qui permettent la réalisation de sa personne. L’exploiteur, lui (même si il est sympa) ne peut pas augmenter sans cesse ses profits si il n’exploite pas toujours plus de main-d’œuvre. Et en général, il veut toujours augmenter ses profits, d’où les guerres (commerciales ou tout court). Pour se faire il peut augmenter le nombre de ses exploités si ses affaires marchent bien ou baisser le coût de cette main d’œuvre locale en la payant moins, en faisant travailler plus ou en allant faire produire ses bidules là où les ouvriers sont moins payés lorsque les affaires sont plus difficiles. L’exploiteur, en tout cas, ne cherchera pas à changer le système qui lui permet d’exploiter. C’est ça qui le différencie fondamentalement de l’exploité.
Ainsi, des membres des deux classe peuvent se préoccuper d’un problème social mais ils n’oeuvreront pas pour la même résolution. Par exemple, face à la pauvreté personne ne se réjoui en pensant que c’est bien que des gens dorment dehors. Mais les bourgeois (ce sont ceux qui possèdent les moyens de production) agiront en préservant leur intérêts tout en tentant de cacher les aspects trop voyants de cette pauvreté alors que les exploités parmi lesquels sont les plus pauvres auront pour but d’éradiquer la pauvreté. Vingt dieux c’est pas vraiment la même chose ! Alors d’accord, les exploiteurs peuvent faire des trucs qui donnent l’impression que le monde est plus vivable mais c’est toujours pour que le système d’exploitation se poursuive.
Pour moi, ne pas faire de différence entre ce que défend le Collectif et ce que se propose de faire les 22 se situe exactement là. Dire que les 22 posent des questions tout aussi bonnes que le Collectif ne résout rien au problème, en effet nous pouvons tous faire les même constats mais il faut ouvrir les yeux et voir que les vraies solutions au problème de la spéculation sont incompatibles avec les intérêt des patrons, des agents immobiliers et des possesseurs de résidences secondaires. Tu vois ce que je veux dire cette fois ?
Tout comme toi je trouve très complexe et importante la question de la terre et du logement et suis, malgré ce que je dis là, incapable de porter un argument massue. Les solutions n’existent pas à l’heure qu’il est, juste des traces qui survivent, des idées qui germent, des utopies qui pointent leur nez. S’il te plaît ne participe pas à l’entreprise de ceux qui veulent tuer les utopies.
Soyons réalistes, demandons l’impossible !

Ecrit par : Vivi | 2007.12.17

Non, à quelque chose prés, je partage ton constat. Donc je te confirme que je reconnais totalement, contrairement à ce que tu dis, cette société de classe. J’ai lu il y a quelque temps le bouquin d’Hervé Kempf : « comment les riches détruisent la planète », dans lequel il explique qu’il faut lier social et écologie et dans lequel il dénonce « la classe dirigeante ». Pour moi ce livre est une référence et je m’y reconnais totalement parce qu’il inclus la biodiversité.
Par contre, je ne suis pas d’accord avec toi en ce qui concerne la mise en pratique de la lutte. Je ne crois pas qu’en luttant à côté, on fera quelque chose. Oui, je pense que vous êtes « à côté » lorsque vous refusez de participer à cette discussion. Je suis membre d’un parti politique qui considère qu’il faut lutter dans le pouvoir et dans le contre- pouvoir et qu’il faut accepter les rapports de force même lorsqu’ils sont défavorables. Voilà pourquoi il y a des Verts qui militent dans des conseils municipaux ou régionaux et puis d’autres, parfois les mêmes, qui militent dans des associations, des syndicats ou des collectifs. Moi même j’ai été conseiller municipal et ça ne m’a pas empêché de passer 2 nuits à Lur Berri lors de l’occupation des locaux.
Vous faites un procès d’intention à un groupe qui n’est pas encore développé et qui est pour l’instant est uniquement au stade du débat, de la discussion et de l’échange. Dans un sens n’êtes vous pas finalement un peu responsable de cette société de classe en restant « à côté » ? Parce que quelque part vous refusez le combat et le débat d’idées en pensant que le monde ne peut fonctionner que dans votre cadre à vous et selon vos propres règles et que le monde des bourgeois ou pseudo bourgeaois doit fonctionner de son côté.
Pour moi, il faut le dire, c’est une vraie rupture. Tu es quelqu’un que j’ai toujours énormément apprécié et je dois le dire qui m’a beaucoup inspiré notamment pendant les années de lutte contre le gazoduc. Mais là, il y a rupture. Il y a aussi le sujet de l’ours et pour moi c’est une vraie déception de t’entendre défendre les propos à côté de la plaque de certains éleveurs en Haute Soule. Je comprendrai que tu défendes ELB à ce sujet, je ne comprends pas que tu défendes ces propos inadmissibles que je combattrai.
A la limite je peux entendre les propos de Joseph Paroix un éleveur dans le Bearn qui parle avec justesse de ce sujet mais pas ces éleveurs homocentristes et qui considèrent avoir droit de vie ou de mort sur le restant de la nature.
Tu me fais la critique de ne pas reconnaître la société de classe. Je te fais la critique de ne pas inclure franchement la nature dans cette société de classe et de ne pas reconnaître que si l’homme est « un loup » pour l’homme, il est aujourd’hui un homme pour l’homme, un homme pour le loup, et un homme pour l’ours et tout le restant de la nature.
Pour finir, j'ai mis l'adresse de ce blog sur mon blog. c'est pas beau ça ?

Ecrit par : Laurent Caudine | 2007.12.18

Je ne pense par faire un procès d’intention à ce groupe qui a réagi suite aux incendies de résidences secondaires de l’été, il fait ce qui lui semble bon et je n’ai pas plus de commentaires à faire là-dessus. Ce que je dis seulement c’est qu’il est impossible que quelqu’un qui possède une résidence secondaire milite contre les résidences secondaires. Ce que je dis seulement c’est qu’un agent immobilier ne regrettera jamais que le prix des maisons augmente. Ce que je dis seulement c’est qu’un patron d’industrie défendra toujours la propriété privée en compagnie de ses deux précédemment compères. Ce que je dis seulement c’est que ce groupe certainement composé de personnes dévouées et engagées que je ne méprise nullement n’est pas à même d’amener les solutions durables (le mot est à la mode) au problème. Je ne pense pas que le monde ne puisse fonctionner que dans mon cadre à moi, la preuve c’est que depuis une cinquantaine d’années je le regarde fonctionner d’une toute autre manière que celle dont je rêve et que j’y fréquente des tas de gens qui ne partage pas ces rêves. Seulement je me sens mieux parmi ceux qui les partagent, est-ce anormal ? Surtout, lorsqu’il s’agit de dessiner les contours d’un monde juste et égalitaire je suis précautionneux. J’ai toujours le souci de mettre le doigt sur ce qui me parait fondamental, je dirais même primordial. C’est pourquoi, moi, je ne peux travailler sur la question de la terre et du logement avec des gens qui font de la propriété un axiome de départ. Non, je privilégie alors la compagnie de ceux qui la remettent en cause. Pour être encore plus précis (je sens que c’est nécessaire) mon objectif n’est pas de trucider tous ceux qui sont propriétaires (faudrait que je commence par un suicide ce qui m’empêcherait de poursuivre mon œuvre) mais seulement de démontrer qu’un monde sans propriété est possible. Plus encore, que si nous disons vouloir changer le monde, il est indispensable de désirer abolir la propriété privée. Si j’étais le seul individu qui pense de la sorte (imaginons) je me serais précipité à la réunion du groupe des 22 et j’aurais essayé de parler de mon rêve. Mais ce n’est pas le cas. Il y a des endroits pour chacun et dans chaque endroit chacun fait avec son histoire et sa conscience. Par exemple, je ne milite pas à l’UMP ou au PS pourtant il y a là des gens qui se bougent pour faire avancer le monde. Là il y a une rupture.
Mais ce qui me peine dans ton article c’est de voir que tu penses que je puisse défende les propos de personnes qui considèrent avoir le droit de vie et de mort sur le restant de la nature. Il faudrait que tu précises où j’ai bien pu prendre une telle position. Je pense au contraire que la catastrophe sociale actuelle a pour fondement l’éloignement, la distanciation que l’industrialisation a produit entre les êtres humains et la Nature.

Ecrit par : Vivi | 2007.12.19

Les classes, les luttes de classes--- tout dépend ce que l'on entend par ces mots.
Si l'on ne se réfère qu'à Marx, on en reste à l'homo economicus. On ne fait de l'être humain qu'un pion sur l'échiquier de la machine économie.
Je suis, je me sens, je serai toujours de gauche. Pas de doute là-dessus. Celui ou celle qui prétend le contraire n'a qu'à venir me le dire en face.
Mais, kasu! C'est quoi, être de gôche! Là encore, un choix commun de définition me semble incontouranble.
Mais si, en + des énauuuuuuuuuuuuurmes doutes que j'ai sur la "supériorité" de l'espèce humaine par rapport aux autres espèces du monde vivant, on la réduit à son aspect économique, là, plus question, je ne veux même plus que l'on dise de moi que je suis un être humain. Ce n'est pas que j'adhère totalement au dicours de Pascal Bruckner, loin de là, mais il a écrit des choses sacrément senties sur le sujet.
Je vous renvoie à ce que disait Giono de la notion de peuple que j'ai cité sur le blog de Laurent à propos de son article sur "Colline".
Je me souviens de cette femme, en Bosnie, pas une intello, loin de là, qui au pire des violences meurtrières , disait que le plus insupportable n'était pas d'avoir faim, mais de ne plus pouvoir lire, écouter de la musique, parler avec ses voisins.
Comme disait Giono "L'Homme est comme un feuillage, il faut que le vent souffle pour que ça chante".
Et de +, comme disait Henri David Thoreau "Si je n'ai pas d'amis, qu'est pour moi la nature? Elle cesse d'avoir un sens, moralement parlant". Je vous raconte pas la claque à ceux qui pensent que les défenseurs de la nature, de l'ours, des ronces, des marais----- sont des ennemis de l'humanité!
En 70, avec les copains des Amis de la Terre, de Cotravaux, etc, on organisait à Paris la première "Semaine de la Terre". Je me souviens d'un copain, objecteur de Conscience à "Etudes et Chantiers", qui avait écrit sur un mur que les classes les plus opprimées étaient les arbres, les animaux, les enfants, les femmes.
C'est tout le discours de François Terrasson, qui y ajoutait les artistes, les fous. Tout comme Clarissa Pinkola Estes et sa "loba", la "llorona" que chante Joan Baez..
C'est aussi celui de Romain Gary.
C'est pour ça que je les aime tant.
Si Vincent Van Gogh s'est tiré une balle au milieu d'un champ de blé, c'est un problème de lutte de classes?????????????????? Un problème d'imbéciles heureux qui sont nés quelque part ou de culpabilisateurs professionnels qui pleurent toutes les larmes de leur corps parce qu'ils n'y sont pas nés?
Vivi, je suis propriétaire mais dans un tel état de misère que cela risque fort de changer assez vite. Cette maison dont j'ai héritée, mes parents (abominables parisiens, je te l'accorde) l'ont acquises à cause du manque de solidarité (je suis polie) de voisins qui ont laissé couler jusqu'à la mort en hosto psy deux personnes qui avaient cumulé les chagrins dans leur vie.
Si je pars d'ici en risquant moi aussi de finir en CHP, je ne donne pas cher de la classe nature, que la maison soit récupérée par ces sacro saints gensses d'ici, abreuvés de TF1 et de M6 ou par de vilains d'ailleurs qui, après tout, va savoir, n'ont même peut-être pas la téloche..
C'est sans doute très triste à dire mais c'est comme ça.
Arès---il y a la notion de résidence secondaire----- Sur ce sujet, je suis d'accord avec vous. Dans un contexte de réduction obligatoire de l'empreinte écolo pour cause de survie sur la planète (mais pas pour cause de survie de la planète pour qui nous ne sommes que des fétus de paille), il faut réduire l'empreinte écolo et priorité aux gens qui ont besoin de se loger, c'est l'évidence même et l'on ne devrait pas même avoir à l'écrire. Mais qui vend? Et qui préfère vendre cher? Je les vois, moi, les braves gens d'ici, qui vendent leurs maisons au plus haut prix qu'ils peuvent atteindre afin de se payer l'appart à Biarritz et rouler à l'aise pour la fin de leurs jours. Moi, si je dois partir, c'est parce que l'on me prendra Uhaldia de force, pas parce que je veux la vendre. Nuance de taille-----
Une maison de Soule ou d'ailleurs qui passe en résidence secondaire, je t'accorde que c'est gravissime. Mais quand elle prend feu, c'est pas vraiment top non plus.
Rien n'est aussi simple, hélas.
Jenof@

Ecrit par : jenofa | 2007.12.19

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